Vous trouverez sur cette page l’expérience Parc 2030, concernant l’étude sur le thème : « la fréquentation liée au tourisme et aux loisirs, la préservation des espaces et le cadre de vie des habitants : des équilibres à gérer ».
Les textes qui suivent complètent et illustrent le dossier « 2030 : un Parc naturel pour quelles Landes de Gascogne ? » paru dans le Journal du Parc n°46 (octobre 2008) et qui résume notre expérience :
En effet, il s’agit d’une démarche qui exige une ouverture d’esprit et une posture peu habituelle. Accepter de se projeter dans le futur nécessite autant de méthodes que de rigueur.
Tout au long de cette page, vous pourrez vous familiariser avec les éléments qui ont motivé et accompagné l’expérience des Landes de Gascogne, et conduit à l’écriture de 3 scénarios.
Vous trouverez ci-dessous la présentation de cette recherche-action rédigée par l’Institut National du Développement Local (INDL) en avril 2006. Ce document expose la problématique, l’objectif et le déroulement du projet partagé avec 2 autres territoires pilotes (le département de la Somme et le Parc national du Mercantour) ainsi que la nature des résultats et les personnes impliquées.
SOMMAIRE
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Le sujet est « la fréquentation liée au tourisme et aux loisirs, la préservation des espaces et le cadre de vie des habitants : des équilibres à gérer ».
Cet angle de réflexion pour aborder l’avenir du territoire est à la fois original et ouvert. Il concerne chacun et touche à la fois les espaces naturels, le cadre de vie des habitants, la cohabitation des usages traditionnels et sportifs, le tourisme, etc.
Le terme « fréquentation » comprend donc les pratiques organisées ou non, marchandes ou récréatives dans les espaces privés ou publics. Souvent associée aux loisirs, la fréquentation des espaces revêt aussi les pratiques traditionnelles, associatives, mais aussi plus spontanées ou récréatives (déambulation et bien être, par exemple).
La fréquentation du territoire concerne aussi bien les habitants que les visiteurs. La fréquentation sur les espaces ruraux influence donc la nature des espaces, la cohabitation des usages et notre cadre de vie. Elle révèle aussi les tensions, parfois les conflits sur tout ou partie d’un territoire.
Quelques définitions :
La prospective est une réflexion pour éclairer l’action présente à la lumière des futurs possibles. Elle aide à préparer des décisions qui vont dans le sens de l’avenir souhaité. « L’avenir ne se prévoit pas, il se prépare » - Maurice BLONDEL, philosophe.
![[IMAGE]](./images/2030_intro_inflechir_avenir.jpg)
La prospective est une posture et un processus. Accepter de se projeter à 25 ans implique l’acceptation de la diversité des points de vue qui émergent pour infléchir l’avenir. Les différentes trajectoires du futur et les alternatives qui peuvent être prises imposent une écoute et le partage de la méthode.
La prospective génère du doute et déstabilise. Appliquée avec trop de rigueur, la démarche prospective reste « froide ». Ici l’exercice in situ, est un support de débat. Elle ne laisse pas indifférente ni les participants, ni les lecteurs du territoire concernés. Cette prospective « chaude » peut devenir stimulante et créative, car « mieux vaut infléchir que subir ».
Sur le Parc naturel régional des Landes de Gascogne, cette démarche expérimentale a été ciblée sur les usages futurs dans l’actuelle forêt de production et dans la vallée de la Leyre, deux « milieux de vie » complémentaires (le naturel et le cultivé).
En effet, si la fréquentation est pressante dans la vallée de la Leyre, elle est plus diffuse mais grandissante en forêt.
De plus, ces sites font l’objet de pratiques anciennes et récentes dont les acteurs se sont engagés, sous l’impulsion du Parc naturel régional, dans des démarches de concertation : comme l’initiative des usagers de la Leyre (loueurs de canoës, pêcheurs, pompiers, etc.) pour un développement raisonné des pratiques ou bien cette démarche plus récente des communes pour limiter la circulation des véhicules terrestres motorisés.
Les motivations détaillées sont exposées dans le document ci-dessous :
Elle a pour but de valider l’hypothèse centrale de l’étude : pour atteindre une gestion durable de la fréquentation sur notre territoire, il est dans l’intérêt propre de chaque acteur de participer à l’élaboration d’une stratégie collective. Elle devra croiser les enjeux de la gestion des espaces, du tourisme, des sports de nature, du cadre de vie et du développement local.
Le pari est donc, qu’à travers cette démarche, des pratiques spécifiques de dialogue et d’organisation entre les acteurs puissent s’établir pour gérer les équilibres !
La méthode s’est organisée avec les acteurs de notre territoire de la façon suivante :
Un groupe local de 5 personnes dès mai 2006. Sa composition est détaillée dans le document ci-dessous :
Une série de 25 entretiens entre Juillet et Novembre 2006 avec les acteurs locaux : élus du territoire, partenaires, membres du conseil scientifique, acteurs socio-professionnels de la filière bois et du tourisme, associations de protection de l’environnement, agriculteurs, DFCI, chasseurs, etc. La liste complète des acteurs impliqués est disponible ici :
L’extraction des tendances lourdes et des variables locales
Si les tendances lourdes sont des phénomènes nationaux, voire planétaires, et donc quasi incontournables. A l’inverse, les variables locales, domaines majeurs de notre territoire, sont des données sur lesquelles les acteurs peuvent agir. Le cours de l’avenir s’en trouvera donc différent ! Elles sont en effets de véritables leviers pour infléchir l’avenir. Avec elles, des combinaisons et des cheminements différents donneront naissance à des scénarios distincts.
Vous trouverez dans le document ci-dessous les tendances lourdes et les variables locales issues des entretiens menés et des cheminements :
La présentation et la valorisation de cette action ont été réalisées :
- avec les deux autres territoires pilotes - Février 2007
- avec les élus du Comité syndical du Parc – Juin 2007
- avec les acteurs locaux interviewés – Juin 2007
- avec la fédération des PNR de France – Juin 2007 et Janvier 2008
- avec un groupe élargi pour une 4eme voix – Décembre 2007
- avec la parution d’un dossier dans le Journal du Parc n°46 - Octobre 2008
Ces 3 scénarios, dont les titres à eux seuls sont évocateurs, racontent donc des futurs bien différents :
Leur lecture vous bousculera sans doute : l’un pourra vous paraître sombre, un autre vous semblera plutôt fantaisiste. Avant tout, ce travail se veut un éclairage pertinent et complémentaire dans le cadre de la contribution au débat pour la révision de la Charte.
Leur lecture vous bousculera sans doute : l’un pourra vous paraître sombre, un autre vous semblera plutôt fantaisiste. Avant tout, ce travail se veut un éclairage pertinent et complémentaire dans le cadre de la contribution au débat pour la révision de la Charte.
À partir de la méthode, de nouveaux scénarios sont encore envisageables pour notre territoire.
Gérer le cadre de vie des habitants de demain, anticiper sur les conflits d’usage ou l’occupation des espaces, éviter le développement anarchique des pratiques de loisirs, tel est l’enjeu.
Cette étude est l’occasion d’une médiation entre les acteurs concernés.
En effet, les élus, les acteurs socio-professionnels et les habitants, en agissant de manière volontariste sur les variables régionales ou locales et en choisissant le cheminement qui leur convient, peuvent encore largement influencer les orientations du document de référence qu’est la charte du Parc afin de négocier un futur plus acceptable par tous entre 2012 et 2020.
Vous pouvez réagir dès à présent dans le forum dédié.
![[IMAGE]](./images/2030_scn4_photo5.jpg)
Une session de travail a été menée le 17 décembre 2007 pour présenter les 3 scénarios de cette étude à des élus, des acteurs locaux et des partenaires techniques pour écrire collectivement les bases d’un autre scénario.
Les participants à cette journée ont pu ainsi compléter les variables locales présentées : ll manquait à leurs yeux deux dimensions majeures sur notre territoire et sur lesquelles il leur semble important d’agir pour demain :
- Une politique d’éducation à l’espace forestier
- Un lien social et culturel
Les documents produits lors de cette séance de travail sont téléchargeables ci-dessous :
Ainsi, les bases d’un 4ème scénario sont posées : elles seront le socle d’un nouveau récit et permettront d’anticiper le rôle futur des acteurs dans ce territoire de Parc.
D’autres scénarios sont encore envisageables pour notre territoire.
Gérer le cadre de vie des habitants de demain, anticiper sur les conflits d’usage ou l’occupation des espaces, éviter le développement anarchique des pratiques de loisirs, tel est l’enjeu.
En effet, les élus, les acteurs socio-professionnels et les habitants, en agissant de manière volontariste sur les variables régionales ou locales et en choisissant le cheminement qui leur convient, peuvent encore largement influencer les orientations du document de référence qu’est la charte du Parc afin de négocier un futur plus acceptable par tous entre 2012 et 2020.
La Charte est un levier pour notre futur entre 2012 et 2020. Le renouvellement de la charte en 2010 se construira donc une partie du socle d’évolution de ce territoire pour 2030.